Assemblée génerale novembre 2013 rapport moral

AG   ADDULT  2013

 

En ces temps où l’Organisation Mondiale de la Santé assure que l’air que nous respirons est cancérigène.

En ces temps où l’on nous serine que le PIB et le taux de croissance sont les seuls critères du bien-être.

En ces temps où selon le Médiateur national de l’énergie, environ 8 millions de nos compatriotes vivent en situation de précarité énergétique.

En ces temps où le secteur agro-industriel multiplie les crises sanitaires exposant non seulement les  consommateurs  mais surtout ses producteurs dont 500 d’entre eux ont mis fin à leurs jours entre 2007 et 2009.

En ces temps où les électeurs vont déserter les urnes ou se prononcer pour quelque parti qui ne serait plus extrême.

 

 

Et pendant ce temps, que fait ADDULT ?

 

 

Depuis sa naissance en 2009, toute l’équipe, dont je salue l’abnégation, s’obstine à promouvoir des projets alternatifs, persuadée que ces expériences surgies du terrain vont progressivement imprégner la société. Mais en cette année 2013, ADDULT a passé un cap.

 

Oui, en 2013, ADDULT a passé un cap en ayant un représentant au Conseil d’administration de l’Agence Locale de l’Energie et du Climat (ALEC)  mise en place par le Conseil communautaire avec pour buts une double réduction, celle de l’impact énergétique du territoire et celle des émissions de gaz à effets de serre de 20% à l’horizon 2020.

 

Oui en 2013, ADDULT a passé un cap en s’investissant concrètement dans la mise en œuvre d’une initiative directement inspirée par l’association nazairienne Lien Elémenterre : mettre en relation des Trélazéens désireux de jardiner avec d’autres Trélazéens possédant un jardin sans être en mesure de le mettre en valeur. Sans déflorer le bilan de ce premier exercice que nous entendrons dans quelques minutes, je soulignerai, qu’outre le plaisir de produire ses légumes, cette action a d’ores et déjà atteint l’objectif qui me semble le plus précieux : à savoir,  la convivialité entre les acteurs de ce projet.

Si nous l’avons baptisé « partage de jardin », le choix du mot « partage » n’a rien d’approximatif. Face au modèle dominant qui nous a plongés dans une crise systémique, il peut être une des solutions. Il faut savoir revenir aux fondamentaux. Dans toutes les phases de l’économie, des modifications radicales devront s’instaurer dans notre façon de produire, de distribuer, d’échanger et de consommer, si nous voulons retrouver des « jours heureux » conformes au développement durable.

 

Quand Alain Souchon chante « qu’on voudrait la vie meilleure, plutôt que ce monde à deux balles et sans volonté », nous laisserons Alexis HK lui répondre : « Je ne dis pas que c’est facile, je dis que c'est faisable

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